Sacha Runa Intensive Shamanic Training : Community Forum

Blessings from the heart of the work. Sacha Runa presents this intimate forum for those who have or are considering participating in the month-long Intensive Shamanic Training. Feel free to leave contact information, speak your truth, and open to the fullest potential of this growing Shamanic community. Namaste.

Forum: Sacha Runa Intensive Shamanic Training : Community Forum
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Cuento de una experiencia inolvidable, muy poderosa, muy cariñosa con el Ayahuasca

Cuento de una experiencia inolvidable, muy poderosa, muy cariñosa
On s’installe sous un très bel arbre (Miguel hésite longtemps parce qu’ils annoncent de la pluie. Mais finalement, l’arbre est si beau, si protecteur qu’on décide de rester)
Nous sommes 17 participants. D’abord Miguel Kavlin nous parle, nous demande si nous avons des questions. Il nous dit que si on fait la cérémonie, il faudra la faire jusqu’au bout, que si on ne se sent pas prêt à cela, il faut mieux ne pas commencer, et partir. Parce qu’en la quittant au milieu, on peut se mettre en danger et mettre en danger les autres. Il nous passe un bâton dans un cercle, dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Nous devons secouer le bâton et dire notre prénom, d’où nous venons, si c’est notre première fois avec des produits psychoactifs, et qu’est-ce que nous venons chercher dans l’Ayahuasca. Je crois que je viens chercher une réponse à la nouvelle tenségrité qui doit « prendre » en moi, par une nouvelle organisation entre les élements de ma vie. Ma thèse de doctorat, l’écriture de mon roman, ma recherche artistique et pédagogique sur le théâtre, la méditation et l’énergétique chinoise, le projet de créer une « oasis » artistique et écologique, avec une économie alternative et communautaire, pour cesser de participer au saccage de la planète et des cultures humaines.
Ensuite, la cérémonie commence. Miguel nous fait faire une méditation silencieuse, suivie d’un mantra, et d’une autre méditation silencieuse « Wajri Gourou », qui s’accélère et devient « Wagrou » en s’accélérant, puis revient à « Wajri Gourou » en décélérant.
L’Ayahuasca est dans une bouteille de coca de 2 litres, un liquide marron, avec une épaisse couche de mousse au-dessus. Devant lui, Miguel a étalé toutes ses pipes (il souffle de la fumée), ses instruments rituels et musicaux : percussions, « castagnetas para los opas » comme il dira plus tard, arc à corde, harmonica.... Après quelques récitations, chants, remerciements, il ouvre la bouteille où se trouve l’Ayahuesca, et lui souffle de la fumée qu’il aspire dans une pipe, et lui chante une chanson. C’est incroyable ce qui se passe alors : la mousse blanche sort du bouchon, et danse comme un cobra. Réellement, elle dialogue avec lui, entre verticalité, et spirales. Elle se dresse, se contorsionne, cherche les harmoniques de sa voix. Elle dialogue, vraiment, un dialogue corporel, nuancé, très clair, très théâtral. Puis il nous appelle un par un dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, et on vient à côté de lui, et on avale un petit verre. Un goût indescriptible. On ne peut pas dire que ce soit bon, on ne peut pas dire que ce soit mauvais. Il y a de l’amertume, mais aussi quelque chose de chaud, de froid, de très sauvage et puissant. Chacun va se rassoir dans le cercle après avoir bu. Il nous conseille de privilégier la position assise, pour l’axe vertical, pour la méditation. Même s’il n’interdit pas qu’on se repose autrement.
Pendant une demi-heure (je suppose), je sens juste la puissance du produit qui cherche un chemin dedans. La trachée, l’oesophage qui chauffent, et l’empreinte qui reste de ce que j’ai avalé. Et puis arrive un moment où je sens des serpents dans tout le corps. Derrière mes yeux fermés, j’ai des tas de couleurs, des figures géométriques flamboyantes, changeantes, qui disparaissent quand j’ouvre les yeux. Et ce n’est pas le principal, c’est juste une sorte de fond. Mais ce qui se passe dans tout mon corps devenu intensément esprit est extraordinaire : il n’y a plus ni dedans ni dehors, c’est comme une méditation multipliée pas 100. Cela a la même plasticité que la mousse qui dansait au dessus de la bouteille, et en même temps la puissance du serpent. Cela peut être tantôt doux, tantôt rugueux, puissant, puis léger comme de la vapeur, prendre toutes les formes imaginables, et en même temps être relié à la même source. Comme l’énergie, l’Ayahuasca peut se dilater, se condenser, couler, apparaître simulatanément à divers endroits du corps et de l’univers que l’on sent comme étant son propre corps etc. Tout de suite, je sens que l’Ayahuasca est JOUEUSE. Qu’elle joue avec moi, que nous dialoguons dans le jeu, et qu’elle m’amène vers une mise en formes et rythmes de mon corps. Que mon corps est un terrain de jeu, un théâtre illimité, où mes morts, les êtres qui me sont chers peuvent aussi venir jouer. L’invisible joue dans mon corps. Je sens et dialogue avec Jean, mon frère adoré emporté à 36 ans par un cancer, avec mes grand-parents, et je danse avec eux, les caresse, les berce, berce la planète terre en lui demandant pardon pour tout ce qu’on lui fait et en lui faisant la promesse que je vais m’engager pour elle. Je sens que l’Ayahuasca grandit puis baisse en intensité, mais je ve

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